VAUBAN DEBOUT 4/7
Battant n’a (si tu nous suis) pas échappé à Vauban, mais les trois bastions qu’il y a fait construire sont largement moins spectaculaires que les tours bastionnées de la rive gauche du Doubs et passent donc un peu inaperçus aujourd’hui. On va tenter de réparer l’oubli.
Rive droite du Doubs, Vauban imagine, à partir de 1675, tout un système défensif avec des remparts d’une bonne dizaine de mètres de haut qui forment quelque chose comme un arc de cercle entre les hauts de Battant et le quartier d’Arènes. Il se contente de signer les plans (c’est un ingénieur du nom de Montille qui se colle à la construction, à partir de 1677) d’une escarpe (comme la définisse les spécialistes), jalonnée de trois bastions conçus pour protéger les portes, aujourd’hui quasi disparues comme celle de Charmont ou complètement en ce qui concerne celles de Battant et d’Arènes. Portes qui limitaient l’accès à quelques routes historiques vers Dole, Gray ou Belfort. De haut en bas, rapide découverte des bastions de Vauban entre Charmont et Arènes en passant par Battant. Tu as bien lu, on a pris la peine de faire la différence entre les quartiers, histoire de ne pas fâcher celles et ceux qui nous ont déjà fait remarquer que Battant c’était Battant et Marulaz, Marulaz, Charmont, Charmont, etc (ce qui, historiquement, est légitime).
– Le bastion de Battant : 2, square Bouchot. Il faut savoir (et tout ceux et toutes celles qui passent par la passerelle posée juste au dessus et qui rallie le parc des Glacis puis la gare Viotte l’ignorent sûrement complètement) que c’est un bastion, signé Vauban et donc classé.

© La Cédille.
– Le bastion de Charmont : 24, rue du Grand-Charmont. Bon, ce bastion là ne présente plus que des murs mangés par la végétation et une large porte (genre de grange) de facture, a priori, récente mais dont on ne sait sincèrement pas ce qu’elle cache. Si quelqu’un(e) a des infos, on prends.

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– Le bastion d’Arènes : posé à l’angle de la rue du Port-Cîteaux et du quai Veil-Picard. Après des siècles de remaniements, ne reste plus que quelques solides pierres de l’époque de Vauban. Il nous arrive parfois de rêver d’habiter la maison perchée et son jardin suspendu (malgré les bruits du tram). Sinon, on sait ce qu’abritent ces espèces de bunkers en béton armé qui cernent l’ancien bastion de Vauban. Mais à la lecture de quelques récentes histoires de cambriolages, on ne vous en écrira rien même si le lieu semble particulièrement bien protégé…

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