La Cédille pense à en avoir fini avec son tour des fontaines historiques de la ville. Là, comme nous sommes complétement nuls en maths (nous étions partis sur 15), pour le coup, tu en as trois pour la visite d’une. Sinon comme, a priori, nous ne sommes pas particulièrement brillants en français non plus, puisqu’un gentil Facebooker nous a agréablement attribué le niveau d’un élève de 4ème, on ne va pas t’obliger à lire ce qui suit non plus.
UN LION AU CŒUR
Personne ou presque n’y fait gaffe à cette fontaine, planquée dans une encoignure de la rue des Granges (de fait, elle marque le numéro un de la rue Bersot). Faut dire que l’eau n’y glougloute pas souvent (sinon jamais) et que du coup, le lion dont coulait le précieux liquide a l’air un peu contrarié à rester, toute la journée, la gueule ouverte, comme ça pour rien, même pas un chat de quartier à se mettre sous la dent. Pourtant après la destruction de deux autres fontaines du coin (celle de la rue Saint-Paul et la fontaine Baron), le lion a filé de l’eau aux habitants du quartier dès 1844.

Un lion qui n’a plus rien à manger (même pas de l’eau). © La Cédille.
✪ Fontaine au Lion : 1, rue Bersot (La Boucle). Accès : bus 3, 4, 6, 10 et 87 plus les lignes B1 et 2
PLANOISE VERSION XIXe SIÈCLE
Encore plus discrète, la fontaine des Époisses, à Planoise. Posée en 1874 (facile c’est marqué dessus), elle est de ces fontaines de fontes dotées d’un bouton poussoir comme tu peux en voir dans pas mal de classiques du cinéma muet, notamment chez Charlot-Chaplin. Elle porte armes et devise de la ville et est toujours appelée fontaine des Époisses, même si aujourd’hui posée dans un autre quartier, dans un petit jardin public qui fait face à « la tour de Planoise ». Presque plus incongrue donc encore que la fontaine-lavoir-abreuvoir du Cerisier. Même si pareillement, l’eau n’est ici qu’un lointain souvenir.

Il en reste quelques-unes dans le genre (mais pas du XIXe) à Granvelle ou à la Gare d’Eau. © Toufik de Planoise.
✪ Fontaine des Époisses : rue de Franche-Comté (Planoise). Tram : lignes 1 et 2 arrêt Allende.
HISTOIRE-GÉO
La fontaine Saint-Jean a été aménagée en 1854, juste en dessous du réservoir de Saint-Jean que l’on peut appeler château d’eau avec ses balustrades. Au milieu du XIXe siècle , la municipalité réalise que les Romains n’étaient pas si fous que ça et décide de réhabiliter l’aqueduc antique. Le Second Empire passe la seconde (sinon la quatrième) et dans la poignée d’années qui suivent, l’ensemble du centre profite des eaux des sources d’Arcier. C’est expliqué, juste au dessus du bassin (mais en chiffres romains et qui les lit encore ?). La distribution se fait donc depuis un ample réservoir situé un peu en contrebas de la citadelle, qui balance l’eau via deux larges canalisations vers les rues Mégevand et des Granges. Il y a également un réseau qui part de Bregille. Enfin, gros boulot… Un plan sculpté sur la gauche du bassin (qui n’a pas vu couler d’eau depuis longtemps depuis sa sculpture en forme de conque) pourrait t’expliquer tout ça en détail s’il n’avait pas été au trois-quarts effacé par les siècles.

Saint-Jean ai rien à foutre de faire encore couler de l’eau. © La Cédille.
✪ Fontaine Saint-Jean (La Boucle/Saint-Jean) : juste après le 5, rue du Cingle. Accès en bus 3, 4, 6 , 10 et B1 et 2. Ensuite, ça grimpe un peu, à pied…






