Courte mais agréable (et odorifante) balade dans un jardin urbain pas plus connu que ça de Battant. Enfin courte… Si tu veux te poser, à l’ombre sur un banc avec un bouquin ou un mag (tu as même le droit de lire La Cédille sur l’appareil de ton choix), ça peut prendre un peu plus de temps. Un conseil, juste : évite les heures de sorties de la crèche d’à côté parce que les mômes semblent -à juste titre- bien kiffer l’air de jeux installée juste au dessus.
La reine Victoria, tu dois, a priori, au moins la connaitre de prénom. D’autant que la défunte (en 1901) monarque britannique fait l’actu ces jours derniers juste parce qu’elle avait filé de la thune pour la construction du clocher de l’église de la plus qu’envoutante île d’Ouessant. Clocher qui, dommage, menace aujourd’hui un peu ruine. En revanche, tu ne connais peut-être pas la reine Olga de Wurtemberg ni le comte de Falloux. T’inquiète, nous non plus (on ne fait pas Stéphane Bern comme boulot). C’est juste le nom donné à certaines des nombreuses variétés de roses anciennes (entre autres espèces) qui poussent dans le clos Barbisier, petit espace de verdure urbaine (labélisé éco-jardin) un peu planqué depuis 1988 sur les hauts de Battant, aux pieds des fortifications du fort Griffon.

Ne nous demande surtout pas le nom de baptême de cette rose. Les noms à particule, on ne sait pas pourquoi, mais encore plus depuis la nouvelle meuf de Bardella, on a un peu tendance à les zapper. © La Cédille.
Une roseraie donc. Dont c’est le moment ou jamais d’arpenter les allées. Petite la balade, même si le lieu affiche quand même quelques 1500 m2. Le moment ou jamais parce que les roses éclosent en cette fin mai, commencent même un peu à faner : mais ce ne doit pas être la faute au réchauffement climatique qui comme tu nous en a franchement et récemment – à une terrasse- convaincu, ami complotiste, n’existe pas.

Une pergola qui se pose là. © Chris.
Le clos Barbisier est un des derniers espaces vraiment verts et publics de Battant que les habitants du quartier, ici réunis en 1982 pour une fête populaire, ont largement contribué à sauver. Justement, c’est un peu de l’âme du quartier que l’on rencontre ici, entre une maison à pans de bois (dont ne restent justement que les pans de bois, le torchis a disparu) et le nom de ce clos : Barbisier, inventé vigneron du quartier mais truculent personnage de la crèche de Battant. Naaan, pas celle posée juste au dessus du jardin, mais ce spectacle parfois théâtre, parfois marionnettes plus trop joué depuis quelques temps déjà mais dont, si tu te veux te faire une idée, tu peux grimper jusqu’au Musée Comtois de la Citadelle.
F.P.C.
✪ Clos Barbisier : l’adresse officielle est au 37, rue Battant, entrée du porche de l’hôtel de Champagney. Tu traverses la cour pavée, quelques marches à grimper et tu y es. Sinon, si veux faire au moins pénible, quelques marches à descendre (ou une rampe de bitume) depuis la rue de Ronde du Fort Griffon. Accès : bus, ligne 8, arrêt Battant (si tu veux passer par le bas) ou Remparts (si tu veux passer par le haut). Ouvert, en été, en principe, de 7 h 30 à 21 h.






