Parce que la ville ne pourrait, en aucun cas, se résumer à un duel entre les bars un brin bourge de la rue Bersot et ceux un brin alterno du quartier Battant, direction Montrapon donc, pour se sentir, juste bien, dans l’atmosphère d’un bar-tabac de quartier.
Au Montrapon, le patron s’appelle Mathieu. Dommage, si ses parents l’avaient appelé Léon ou Gaston, on aurait pu, façon chanson de Pierre Perret, faire rimer le nom de ce tout petit bar-tabac de quartier avec le prénom du patron . Bon, c’est raté, mais on persiste à franchement bien aimer ce genre d’endroit.

Tout est dit, non ? . © La Cédille.
D’autant que le patron, Mathieu de son prénom donc, du genre jovial (et qui a fait frontalier à Pontarlier avant de racheter ce business), t’accueille à ta première fois comme si cela faisait dix piges que tu fréquentais l’endroit. D’autant plus que ce début de quartier (quand tu y arrives d’ « en ville ») de Montrapon manque quelque peu de lieux de vie.
Habitués, habitués…
Sinon, c’est évidemment une adresse d’habitué(e)s du quartier ou des bistrots en général : on a croisé au Montrapon quelques abonnés à d’autres comptoirs. On va pas faire les poucaves et balancer les noms … Juste parce qu’on pose presque plus souvent le coude sur un zinc que nos doigts sur un clavier d’ordi pour écrire des articles. Et qu’on file également assez régulièrement de la thune à de grandes sociétés (forcément, elles sont dans le besoin…) comme la Seita ou la Française des Jeux.

Une terrasse OKLM. © La Cédille.
Sinon bis (et on l’aime tout autant pour ça), le Montrapon cache un petit secret : une terrasse bien tranquille, malgré la circulation alentour, presque planquée, à l’abri des regards.
✪ Le Montrapon : 1, avenue de Montrapon (à l’orée du quartier de Montrapon mais tu t’en serais douté). Accès : bus ligne 6, arrêt Demangel ou 9, arrêt Siffert. Pas trop sur les Internet, le Montrapon. A priori, c’est ouvert de tôt le matin (genre vers les 7 h, 7 h 30) jusqu’à 19 h 30 environ…






