Et deux adresses, deux pour une des meilleures sandwicheries de la ville (enfin à notre avis…). Donc, deux bonnes occasions, de peut-être réviser ton point de vue sur ce que peut être un sandwich.
L’histoire de l’invention du sandwich est connue. Enfin, il nous semble…. Rappelons la donc quand même : c’est, un jour de 1762, un certain John Montagu, comte de Sandwich (un port anglais) de son état qui, en invétéré joueur de cartes qu’il est, ne veut pas quitter la table de jeux au cours d’une partie. Mais, petit creux soudain, il commande à un domestique de lui caler divers ingrédients entre deux tranches de pain. L’histoire est trop belle pour ne pas être (comme c’est le cas pour beaucoup de recettes iconiques) une légende. N’empêche que ce classique mondial du sur le pouce a conservé le nom de ce Lord british.

Pour voir les sandwichs en rose (et en bleu). © Sandwich Club.
Un sandwich qui apparaît en France au XIXe siècle et devient dans les années 1920, le classique d’une street food à la française avec le bon vieux baguette-jambon-beurre-cornichons des bistrots parigots. Mais ce n’est ni à Londres, ni à Paris mais à Sidney qu’un à peine trentenaire, Robin Pauthier, parti pour une carrière dans la prod de festoches musicaux (pas étonnant qu’on croque ses sandwichs aux Eurocks…), découvre la cuisine (en Australie donc, mais dans un resto français quand même…).
Un brin d’inventivité
Nouvelle passion qui, de retour dans sa Besançon de naissance, amène le désormais trentenaire à créer le genre d’adresse qui manquait un peu à La Boucle depuis la fermeture (il y a un bail, déjà…) de La Sandwicherie de la rue du Lycée. Avec l’idée de tirer vers le haut le concept de « restauration rapide ». Autour du sandwich donc et avec produits frais, préparations maison et un brin d’inventivité : la baguette laisse place à des pains entre l’ovale et le carré, le classique des classiques est revisité avec beurre persillé, jambon aux herbes, comté et pickles de carottes. Et, outre les nouvelles recettes au fil des saisons, les sandwichs d’ici voyagent entre saumon façon gravlax et pulled pork (celui là devenu un des must de la maison avec sa sauce secrète !).

Le jambon-beurre façon Sandwich Club. © Sandwich Club.
Et on les aime bien (même s’il faut y mettre le prix : mais la qualité se paye, hein…) les sandwichs du club. Comme le sourire de Robin à l’accueil et l’ambiance de sa toute première adresse, ouverte en 2023, dans un local un peu solitaire au long de la rue Mégevand, avec sa déco un peu post indus qui matche bien avec le carrelage vintage. Et on ne doit pas être les seuls puisque Robin vient de voir largement plus grand, avec un nouveau Sandwich Club, rue des Granges.
Coffee & Co
Si tu n’es pas fan du à « emporter », il y a mieux ici que les deux-trois tabourets de la rue Mégevand avec une petite trentaine de places assises et une mini-terrasse. La déco est plus classique mais l’offre est similaire à celle de la rue Mégevand (sandwichs logiquement, mais aussi salades, soupes quand il fait frisquet, desserts home made) et les horaires sont vachement plus larges avec ambiance salon de thé (ou coffee shop comme on dit maintenant) l’après-midi.
Deux occas donc de revoir son opinion sur un sandwich qui, en France, s’est, au fil des décennies, taillé une mauvaise réputation à force de croquer dans les triangles sous plastoc de la supérette du coin ou les malheureusement célèbres « sandwichs SNCF ».
F.P.C.
✪ Sandwich Club : 21, rue Mégevand (La Boucle). Accès : bus lignes 4, 6 et 10, arrêts Mairie et Granvelle.
✪ Et la nouvelle adresse : 48, rue des Granges (La Boucle). Accès : bus lignes 3, 4, 6, 10 et 83, arrêt Granges.
Pour les deux adresses, page Facebook : https://www.facebook.com/p/Sandwich-Club-Besan%C3%A7on-61550110538950/. Et sur Insta : https://www.instagram.com/sandwichclub.bsc/.






