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ALLONZ’À LONS

Certes, on a vite fait le tour du patrimoine de la préfecture du département du Jura. Mais cette finalement petite ville (moins peuplée que Planoise, pour situer) abrite pas mal de jolies surprises.

Aux armes etc. Et une statue signée Bartholdi, s’il vous plait. © La Cédille.

All You Need is Lons annonce le récent slogan de la ville, slogan qui pourrait faire « Lons se la raconte un peu » si ce n’était un clin d’œil (bien vu !) au All You Need is Love des Beatles, titre qui démarre par les premières mesures de la Marseillaise. Même si tu as souvent fait l’école buissonnière, tu dois savoir que l’hymne national français est signé d’un certain Rouget de l’Isle et, peut-être même, qu’il est né à Lons-le-Saunier. Enfin, comme Victor Hugo à Besançon, il a vu le jour un peu par hasard à Lons. Le 10 mai 1760, sa mère était venue depuis Montaigu pour le marché. Marché que La Cédille te conseille toujours allégrement aujourd’hui :  il se tient le jeudi, s’affiche et c’est vrai comme le plus grand du département et propose quelques étals des plus étonnants comme ces horlogers qui réparent montres et horloges. Fin de l’aparté. Reprenons l’histoire de Rouget. On ne sait si c’est la descente depuis ce joli village perché en aplomb de Lons qui a déclenché l’accouchement mais Rouget (Claude-Joseph de son prénom) est né au n° 24 de la rue du Commerce, maison qui abrite aujourd’hui un modeste musée à la gloire de l’auteur, donc, de la Marseillaise. Même si certains pensent qu’il a carrément samplé la mélodie…  En tous cas, cette rue est un des passages obligés de Lons. Parce que comme son nom l’indique, ses arcades (146, mine de rien) abritent une foule de commerces, tous, à une ou deux exceptions près, indépendants et pour certains installés là depuis belle lurette. Comme, au n°65, l’exceptionnelle mercerie Aubry, dans la même famille depuis 1909, qui a même ouvert un petit musée à l’étage.

Comme les villes du Nord-Pas de Calais, Lons a son beffroi. © La Cédille

De la rue du Commerce, on gagne, en n’oubliant pas de lever un œil sinon deux  vers la tour de l’Horloge(XVIIIe siècle), l’ample place de la Liberté, autre passage obligé du cœur de ville, animée l’été par jets d’eau comme terrasses de bistrots et dominée par une statue du Bisontin (enfin, pareil, né à Besac suite à une sombre histoire mais pur Jurassien) général Lecourbe. En longeant le théâtre (élégante façade XIXe et une horloge qui, pour marquer les heures, sonne l’intro de la Marseillaise) puis en se faufilant dans quelques petits bouts de rues piétonnes, on débouche sur la place de la Comédie, aussi tranquille que typique avec ses maisons vigneronnes aux façades colorées et sa fontaine Wallace. Le Puits Salé n’est pas loin qui rappelle l’origine du Saunier dans le nom de Lons et le pourquoi de son statut de ville thermale. Et la voisine Maison de la Vache qui Rit rappelle, elle, qui plus que Rouget de l’Isle est la vraie star de Lons.

F.P.C.

En train. En T.E.R., une bonne dizaine de trajets directs par jour depuis Besançon Viotte. www.sncf-connect.com

– Office de tourisme : place du 11 novembre. https://www.lons-jura.fr/

ON DÉCOUVRE

Le musée des Beaux-Arts : place Philibert de Chalons. https://lonslesaunier.fr. Ouvert depuis 1817 dans une aile de l’ancien hôtel de ville, il abrite au rez-de-chaussée, une importante section de sculptures du XIXe siècle qui fait la part belle au régional de l’étape, Jean-Joseph Perraud. À l’étage, ethnographie et parmi les toiles, quelques unes signées de grands noms : notre Courbet, Brueghel le Jeune…

L’hôtel-Dieu : place de l’Hôtel de Ville. Le bâtiment devrait rappeler quelque chose aux Bisontin(e)s puisque c’est une copie presque conforme (en version modèle réduit) de l’ancien hôpital Saint-Jacques. L’apothicairerie d’époque (XVIIIe siècle) intacte, se visite.

Le petit frangin de l’hôpital Saint-Jacques. © Gossin

Le parc Édouard Guénon : c’est son nom officiel mais à Lons, tout le monde persiste à l’appeler parc des Bains. L’élégant établissement thermal (1892) borde sept hectares d’une nature jardinée que semble apprécier les cygnes et canards du petit étang.

La maison de la Vache qui rit : 25, rue Richebourg. https://www.lamaisondelavachequirit.com/ Bel espace muséographique installé dans la toute première usine de la marque. L’ensemble est franchement bien foutu donc s’il est évident que les enfants vont adorer, les parents ne devraient pas s’ennuyer.

Le cimetière communal : 30, rue Robert Schuman. Le Père Lachaise local, franchement étonnant, pour une ville de cette importance, avec ses six hectares et le nombre de sépultures XIXe classées monuments historiques.

Le Kebab : 12, rue Perrin. https://lekebab-lonslesaunier.fr/ Comme son nom l’indique, des kebabs, pas mal du tout dans leur genre. Mais comme son nom ne l’indique pas, dans une salle qui pourrait être celle d’un semi-gastro. Tranquille terrasse aux beaux jours.

Ô Tablier : 20, rue Émile Monot.  https://www.facebook.com/otablier/?locale=fr_FR Bistrot Jurassien annonce l’enseigne de cette jolie petite adresse, discrètement installée en entresol. Au programme donc : du local, du frais, du (très) bon et le plein de sourires entre service et cuisine ouverte.

Jem : 4, rue de la Ronde. https://www.jemrestaurant.fr/ Une des toutes nouvelles tables de la ville, bien dans l’air du temps, qui fait rimer vertueux et goûteux.

Café du Palais : 7, place de l’Hôtel de Ville. https://www.facebook.com/cafedupalaislonslesaunier/?locale=fr_FR Une patronne militante (et au franc-parler), une toute petite scène un peu planquée qui accueille musiciens, comédiens, DJs, Drag shows, etc. C’est OK pour nous.

Le Strasbourg : 4, rue Jean-Jaurès. https://www.le-stras.com/ À un angle du théâtre, cette brasserie (le Stras’ comme on dit ici) vaut une pause rien que pour sa déco début XXe (d’ailleurs classée).

© Le Strasbourg.

– Les adresses avec charme et/ou caractère se cachent dans les environs mais le centre de Lons compte plusieurs petits hôtels familiaux d’un appréciable rapport accueil-confort-prix comme le Nouvel Hôtel (50, rue Lecourbe, pas loin de la place de la Liberté. https://www.nouvel-hotel-lons.fr/). Ou Le Terminus (en face de la gare, évidemment, 37, avenue Aristide Briand. https://hotel-terminus-lons.fr/).