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PORTE RIVOTTE : QUI Y TROTTAIT SE FAISAIT PIQUER

Moins vieille que la porte mais bien ancienne quand même cette plaque de verre. © Jean Riston.

Pour garder le passage entre Doubs et rocher de la Citadelle, la porte Rivotte a été aménagée dans la muraille de la ville au XIIIe siècle. Vraisemblablement. En tous cas, le premier écrit à évoquer cette porte date de 1255. Mais on doit à Charles Quint donc à la première moitié du XVIe siècle ce qui fait aujourd’hui le pittoresque de la porte Rivotte : avec ces deux tours, percées de meurtrières et coiffées de toitures coniques. Bon, comme on est à Besançon, il fallait s’attendre à croiser Vauban à Rivotte. Le Sébastien (de son prénom) conserve la porte Rivotte mais y ajoute un avant-corps (partie d’un bâtiment qui dépasse un chouia de la façade, pour t’éviter d’ouvrir un dico) qu’il fait orner de quelques symboles, sans équivoque après la conquête de la Franche-Comté, dont le soleil du roi du même surnom, Louis XIV. Bizarrement, l’astre rayonnant est toujours là, alors que les Révolutionnaires ont destroyé comme il faut fleurs de lys et couronne sculptées juste en dessous. La porte Rivotte survit (à la différence de toutes les autres de la ville, hormis la porte Taillée) au passage des siècles même si elle change de gueule en 1893 : pont-levis comme herse sont détruits, le fossé comblé et deux passages sont percés dans les tours, histoire de permettre le passage des piétons. Qui devaient toutefois parfois s’aventurer sous le porche central, au risque de se faire piétiner par un cheval si l’on en croit l’inscription gravée sur le fronton pour inciter cavaliers et voitures à chevaux à ralentir l’allure :   » Défense expresse de trotter « 

F.P.C.

✪ Porte Rivotte  : 32, rue Rivotte (La Boucle). Accès : bus ligne 87, arrêt Porte Rivotte, pile en face de son meilleur profil.

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