Le curling ? Une discipline sportive largement moins ringarde que l’image que beaucoup s’en font. Insolite peut-être, le curling, mais représenté localement par un club qui emmène certain(e)s de ses pratiquant(e)s au plus haut niveau mondial.
En zappant, au hasard des milliers de chaines que propose aujourd’hui la moindre box, tu as bien du tomber sur une retransmission des derniers Jeux Olympiques d’hiver. Et sur une épreuve de curling, sport inscrit comme discipline olympique dès les historiques premiers J.O. d’hiver, en 1924 à Chamonix (les seuls d’ailleurs dont l’équipe de France de curling a ramené une médaille). Et tu t’es peut-être fait la réflexion : « naaan mais c’est quoi ce truc ? Un sport ? Vraiment ? Un genre de pétanque sur glace, plutôt, et sans le pastaga ». Réflexion qu’on s’était également faite, à voix haute, il y a quelques temps déjà, au comptoir d’un bar de Pralognan-la-Vanoise. Pas de bol, le taulier était fan de curling. Et nous a pris au(x) mot(s), proposé dès le lendemain matin, une initiation à ce sport, sur la glace d’une patinoire qui avait, en 1992, été spécialement conçue pour accueillir les épreuves de curling, en démonstration cette année là, dans le cadre des J.O. d’Albertville.
Envoyer du lourd
Et on aura beau se chercher toutes les mauvaises excuses du monde (il était très tôt, ce comptoir nous avait, la veille, retenu un tout petit peu plus longtemps que prévu), force nous a été que constater que, ouais, le curling est un sport. Et pas des plus faciles, pas des moins physiques. Rien que la pierre : cette boule de granit avoisine les 20 kilos et, dès le premier lancer, tu découvres que l’expression « envoyer du lourd » peut s’entendre au sens propre. Et qu’écrire du balayage (parce que, ouais, on a tout essayé…) ? Que même si ça fait longtemps que tu es un mec déconstruit, y’a une méga différence entre mettre un coup de balai et de pelle à ch’ni dans la cuisine et balayer devant une pierre sur une patinoire…

Au lancer, Wilfrid Coulot, champion local. © Besançon Curling Club
Bon, raconté comme ça, ça n’a pas l’air si cool que ça le curling. Mais ce sport est largement aussi ludique qu’une partie de pétanque (ou de mölkky) avec tes potes et presque aussi stratégique qu’une partie d’échecs. Et comme c’est un vrai sport d’équipe, que le curling compte finalement, en France, peu de licenciés, il y a au sein des clubs, une vraie ambiance, amicale, conviviale… Comme chez Besançon Curling. Parce que ouais, Besançon compte un club de passionnés de curling, ce jeu-sport dont on ne sait pas trop finalement quand il a été inventé, vraisemblablement au XVIe siècle en Écosse.

Comme on est pour la parité (comme le curling où les épreuves sont souvent mixtes), Stéphanie Barbarin au lancer. © Besançon Curling Club.
Un Besançon Curling Club plutôt médiatiquement discret mais dont certains membres, après une pré-sélection olympique avec l’équipe de France, participeront, à partir de fin avril, au championnat du monde organisé à Genève. Des champion(ne)s (Stéphanie Barbarin et Wilfrid Coulot) qui d’ailleurs si -pour en revenir au début de cet article- tu as maté le curling à la télé , commentaient les épreuves de curling sur France TV.
F.P.C.
✪ Si tu veux suivre un entrainement de curling, c’est à la patinoire Lafayette, 5, rue Louis Garnier (à Planoise ; accès en bus, ligne 7, arrêt Patinoire/Piscine), le mardi de 19 h 15 à 21 h (20 h 45 à 22 h 45 quand c’est le premier mardi du mois). Sinon, le club propose avec bon esprit des initiations, des cours tous niveaux, des tournois ouverts à tous (à condition de savoir un peu jouer quand même hein…) et, encore un bon point, le tout est ouvert aux personnes en situation de handicap. Toutes les infos sur : www.besanconcurlingclub.fr.






