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NE SOIS PAS FAROUCHE, QUAND TE VIENS L’Ô À LA BOUCHE

Une des adresses fétiches de La Cédille dans une rue où, si tu remplaces l’enrobé par l’eau d’un canal, tu pourrais (presque) te croire à Venise. Même si la cuisine fait voyager beaucoup plus loin.

En haut et (presque) en bas. © Restaurant l’Ô.

Pour le titre, ok, on ne s’est franchement pas trop torturé le cerveau. D’autant moins, que même si on a la mémoire qui flanche -pour rester dans le registre chanson française – il nous semble quand même bien que ce resto s’appelait, il y a quelques années, l’Ô à la Bouche. La déco est dans l’air du temps, sans faire trop magazine : discret design d’aujourd’hui entre des murs de pierres et sous des poutres de bois d’autrefois. Une petite vingtaine de couverts seulement dans la petite salle (avec, certes, des tables où on profite, parfois de la conversation des voisins-voisines), le double dans la jolie cave (à vins aussi…) voûtée du XVIIIe siècle qui se planque en dessous. Et une terrasse qui s’allonge au long des bons vieux murs du temple maçonnique, si Señor Météo n’a pas décidé de sortir son parapluie à pois rouges (z’avez vu comme on peut caser plein de paroles de chansons françaises dans une chronique sur un restaurant ?).

La nouvelle possibilité d’une île

Sylvain Piguet, le chef de l’Ô, avait depuis tout môme le nez dans les casseroles. Logique, donc, qu’à l’adolescence, il décide d’en faire un métier. Après avoir pas mal vogué d’îles en îles, de la Corse à La Réunion, de Saint-Barth à la Nouvelle Calédonie en passant par Londres (certains l’oublient parfois, mais ouais, l’Angleterre est une île), ce chef a finalement décidé, en 2016, de poser sa besace à Besac où il avait fait son apprentissage entre le C.F.A. Hilaire-de-Chardonnet et une défunte institution (plus de 20 ans étoilée), le Valentin. De tous les fourneaux du monde (ou presque) devant lesquels il s’est posé, Sylvain Piguet a conservé un sérieux goût pour des saveurs d’ailleurs qu’il sait marier avec talent avec les produits d’ici. Le chef jongle avec les épices mais n’en fait jamais tomber (trop) dans l’assiette. L’équipe est tout aussi métissée que la cuisine et semble ne pas avoir eu de mot d’excuse le jour du cours « comment accueillir le client avec discrétion et sourire ». Et, pour ne rien assombrir au tableau, le tout est à prix juste.

F.P.C.

Un genre de table spécial « date ». © Restaurant l’Ô.

✪  L’Ô :  9, rue du Lycée (La Boucle). www.lo-restaurant.fr. Accès : tram lignes 1 et 2, arrêt Battant ;  bus, lignes 4,6,9 et 10, arrêt Mairie.

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