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MANGER, ÉCHANGER ET (TENTER DE) CHANGER LE MONDE

Le tout premier collectif  Food not Bombs a été créé en 1980, dans la célèbre ville universitaire américaine de Cambridge (la fac d’Harvard, entre autres, y est installée). À  l’origine, l’idée est des plus simples : récupérer gratos des produits invendus, les cuisiner et offrir des repas gratuits, à tout le monde, des gens de la rue aux classes bourgeoises en passant par les étudiant(e)s, histoire de créer du lien social, des échanges, des débats, parfois sinon souvent, militants. Parce qu’à son lancement le premier collectif américain n’a pas choisi son nom au hasard : Food not Bombs. Mangeons gratuit contre le développement mondial de l’arsenal nucléaire. À cette cause, s’en sont ajoutées bien d’autres, évidemment avec plein de mots qui commencent par anti : militariste (donc), capitaliste, spéciste, écologiste (ah, non, là, il n’y a pas anti, bien en contraire…). 

Resto Trottoir  : jusqu’à la fin (imminente) des travaux de place Marulaz, son lieu de prédilection, le Resto Trottoir se balade, chaque dernier dimanche du mois et selon la météo entre l’arrêt de tram Battant du quai Veil-Picard et les arcades du quai Vauban. http://restotrottoir.blogspot.com/.   Accès donc : tram lignes 1 et 2, arrêt Battant.