Le sous-titre de La Cédille, c’est Besançon pour de Bon. Et dans cette pizzeria, c’est… bon. L’adresse est d’ailleurs plébiscitée à Besac comme ailleurs. Il ne s’avérait donc peut-être pas indispensable d’en rajouter une couche sur les pâtes à la recette secrète de la pizzeria Piano, mais quand c’est bon, c’est bon…
Quand on apprend que le fondateur des lieux, Adrien Rognon, qui était plutôt parti pour bosser (à Besac, logique !) dans les microtechniques, a découvert à l’occasion d’un job d’étudiant, le métier de pizzaiolo à La Romagnola de Doubs, village collé à Pontarlier, on comprend mieux le sens de l’accueil et du service de cette pizzeria Piano posée depuis 2018 dans la rue Courbet. On comprend aussi comment un apprenti débarqué d’Albanie à 15 ans sans connaître le moindre mot de français devient, dix ans plus tard, quand Adrien Rognon décide de lâcher l’affaire, le nouveau boss de l’adresse. Parce que le patron de la Romagnola (salut à toi, Alain !) de Doubs a un cœur en or et est même un peu alchimiste sur les bords, en transformant pas mal de celles et ceux qui croisent son chemin, personnel ou professionnel, en or.

Souci du détail jusqu’aux assiettes fabriquées par des artisans italiens. © Pizzeria Piano.
C’est donc Amaraldo Begteschi (dont le nom pourrait laisser croire qu’il est d’Italie alors que non, donc, sa patrie d’origine est l’Albanie) qui sort aujourd’hui de régalantes pizzas d’un four fabriqué à Vérone. Ville d’Italie (au cas ou tu sois subitement fâché à la fois avec la géographie et les Roméo et Juliette de Shakespeare), pays où est produit l’essentiel (pour le reste, c’est du local : expresso comme ristretto viennent, par exemple, de Marnay et de chez un Meilleur Ouvrier de France) de ce que tu vas, ici, trouver dans ton assiette (artisanale et peinte à la main par des céramistes en Ombrie) : farine de Naples, huile d’olive (bio) de Sicile…
Plutôt Polara ou Bona que Coca
Bon, OK, il y a du Coca à la carte mais que tu peux remplacer par un des sodas de la traditionnelle marque italienne Polara ou une limonade sicilienne Bona. Au rayon trucs avec un peu plus d’alcool, courte mais pertinente (et chère : mais les bons vins italiens ne sont pas donnés, même en Italie), bière ritale à la pression (et c’est rare) et l’inévitable spritz. On ne va pas te faire l’article (plus long) puisque cette pizzeria est, si l’on en croit pas mal de classements locaux comme européens, une des (sinon la) préférée des Bisontin(e)s. Sinon t’écrire quand même que la salle (confiée à un architecte d’intérieur) a de la gueule et que si tu veux t’y installer (pareil pour la terrasse), la réservation est plus que conseillée. Parce qu’il y a souvent la queue au Piano. Allez, un jeu de mots facile pour clore cet article. Ha, non… sinon, la maison fait aussi dans le « à emporter ».
F.P.C.
✪ Pizzeria Piano : 5, rue Gustave Courbet (La Boucle). https://pizzeriapiano.fr/. Accès : tram lignes 1 et 2, arrêt Révolution, bus, lignes 3 à 6 et 11 et 12, arrêt Courbet.






