
Arthur (le fantôme justicier !). Celui avec qui tout ou presque a commencé. © Vaillant.
C’était il y a quelque temps déjà, au printemps 2024 peut-être. Posé au comptoir des Bousbots, on louchait sur ces deux clients qui étalaient sur une des tables quelques vieux numéros de, entre autres, Vaillant et Pif Gadget. On les connaissait, un peu, les deux à cette table : Gilles Poussin-Gardot (qui a déjà vécu tellement de vies qu’on va, un de ces jours, lui consacrer, obligés, un portrait) et Jean-Marc Loiseau (alias l’Horloger de Battant sur lequel, pareil, il faudra forcément que quelques lignes soient ici écrites). Intrigués, on s’était approché. Et là, tsunami d’enthousiasme : « on prépare tout un truc sur Jean Cézard… Quoi, tu connais pas ? Mais si… ». Effectivement. Abonné à Pif Gadget (tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes), Arthur le Fantôme Justicier, ça nous parlait. Mais on ne savait rien de son auteur. Oubli largement réparé depuis grâce à ces deux là qui ont même réussi à ce que Jean Cézard ait place à son nom et fresque murale en hommage à ses personnages à Membrey, son bled natal en Haute-Saône. Et l’association qu’ils ont créé pour ce faire avec une joyeuse bande qui mixe universitaire et professionnels de la création graphique (Jean-Christophe Persot, André Sapolin, Jean-Pierre Vienney) a même donné naissance à un trimestriel : Dessins Comtois.

© Dessins Comtois.
Le numéro quatre était sous le sapin. Et nous a bluffé. Comme d’hab’. Et dès la couv’. Parce que si l’on était au courant des origines jurassiennes du Louis Vuitton des sacs à monogramme à what mille euros, pas de celles de son homonyme, dessinateur de presse. Même histoire avec Jo Valle, prolifique scénariste auquel Dessins Comtois consacre un dossier carrément encyclopédique (à l’iconographie tout aussi stupéfiante). Et c’est comme ça depuis le premier numéro, passionnant parce qu’œuvre de passionnés. Et Dessins Comtois ne se contente pas de sortir de l’oubli celles et ceux, né(e)s ici qui ont œuvré dans la B.D., l’illustration ou le dessin de presse (Robert Gigi, Roger Bussemey, Kerleroux…) ; le trimestriel met tout autant en avant la nouvelle génération. Et connaissant, un peu aussi, l’A.D.N. de la bande de Dessins Comtois, on attend avec une impatience non dissimulée (formule fort usitée par Manœuvre dans ses vieux articles pour Rock’n’Folk !) la sortie de leur hors-série consacré aux LIP.
F.P.C.
✪ Dessins Comtois est disponible à Besançon dans la plupart des librairies de la Boucle : À la Page (32, rue Ronchaux), Grand Forum (18, place de la Révolution), L’Interstice (43, rue Mégevand), L’Intranquille (59, rue des Grange), Maison du Livre et de la Presse (58, Grande Rue), Mine de Rien (12, rue Bersot), Reservoir Books (6, rue Gustave Courbet), Les Sandales d’Empédocle (95, Grand-Rue). Et dans quelques tabac-presse de Battant comme Le Balto (15, quai Veil-Picard) et Le Hall de la Presse (8, rue Battant).




